Écrire

Aujourd’hui, je vous propose une pratique créative toute simple, mais très riche : l’écriture d’un journal, ou d’un cahier d’histoires, de poèmes, de récits… Bref, l’écriture !

En pédagogie Freinet, on appelle ça « le texte libre ». Je ne vais pas faire un long exposé sur cette pédagogie, je sais que vous vous préoccupez d’autres choses en ce moment. Mais pour ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet, rendez-vous sur le site de l’ICEM.

Voici donc une pratique inspirée du texte libre, mais adaptée à la situation actuelle. Ce n’est pas un travail scolaire. Il ne s’agit pas de « travailler » l’orthographe, ni la « production d’écrit ». Il s’agit de rendre les enfants « auteurs », qu’ils s’autorisent à écrire. D’un point de vue étymologique, être « auteur », c’est « s’autoriser à ».

Il s’agit aussi :

  • de leur offrir un espace pour s’exprimer (ils en ont particulièrement besoin en ce moment)
  • de les extraire des écrans et de développer le plaisir d’écrire à la main
  • de leur proposer une pratique simple, mais qui peut être reproduite tous les jours, sans matériel compliqué
  • de les occuper, donc de vous octroyer un moment de répit

Concrètement :

Offrez-leur un cahier pour écrire, un journal, un cahier d’écrivain. Un cahier tout à fait normal qu’on trouve dans les supermarchés. Plutôt avec des lignes simples ou des pages blanches que Seyes (pour ne pas rappeler l’école). Mais prenez ce que vous trouvez. Si vos enfants souhaitent illustrer leurs textes, ils pourront coller des papiers blancs en-dessous / en face des textes.

Dites-leur qu’ils peuvent y écrire ce qu’ils veulent :

  • un journal de ces semaines si spéciales
  • des histoires inventées
  • des poèmes
  • des BD
  • un mini-documentaire sur leur animal/sport/pays préféré, ou tout autre sujet…

Quelques écueils à éviter :

  • Pas de pression sur le fait d’écrire tous les jours / beaucoup / autre chose que des BD… C’est leur cahier d’écrivain, leur journal, ils en font ce qu’ils veulent. Y compris rien.
  • Pas de pression sur l’orthographe ou la cohérence des phrases. Si votre enfant en fait la demande, aidez-le à corriger ses erreurs. Sinon, ne faites rien. S’il sent que c’est la bonne excuse pour lui faire travailler l’orthographe, il stoppera net.
  • Ne le forcez pas à vous montrer ses textes. C’est particulièrement vrai pour les adolescents qui tiennent un journal intime…
Des mots écrits phonétiquement, des mots recopiés, des mots demandés à maman, plein d’erreurs… Mais surtout une histoire écrite avec plaisir !

Pour encourager à écrire, vous pouvez :

  • instaurer un rituel familial : tout le monde écrit son journal / ses histoires le matin juste après le petit-déjeuner / le soir avant d’aller se coucher … Rien de plus efficace que de montrer l’exemple. Je vous parlerai bientôt de ma pratique d’écriture en tant qu’adulte.
  • proposer des idées en cas de syndrome de la page blanche : images, début d’histoire, jeux poétiques… Je vous offrirai quelques pistes dans un prochain article.
  • vous intéresser à ce qu’il écrit. Encore une fois, si et seulement si votre enfant souhaite vous lire son texte, montrez votre plaisir à l’écouter, votre fierté.

Pour les plus petits (dès 3/4 ans), l’enfant fait un dessin et vous écrivez le texte sous sa dictée.

Pour son histoire, J. s’est inspirée d’une BD de son magazine Youpi. Elle m’a demandé de tracer les cases pour dessiner, et les lignes au stylo, « pour ne pas qu’elles s’effacent quand je gomme. »
Peut-être qu’elle finira les dessins, peut-être pas, ça n’a pas d’importance…

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